L’ÉCOLE FINLANDAISE : CLÉ DE LA RÉUSSITE DU PAYS

 

Mis en évidence par l’étude comparative PISA menée par l’OCDE, les bons résultats de la Finlande soulèvent beaucoup d’intérêt au plan international. Cet article fait le point et répertorie les avantages du système éducatif le plus encensé au monde.

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Une formation gratuite et de haut niveau garantie pour tous

L’un des points forts les plus remarquables du système éducatif finlandais est qu’il garantit à tous une égalité d’accès aux études, ce indépendamment de l’origine sociale et des moyens financiers des uns et des autres. Plutôt que mettre l’accent sur la comparaison et la mise en concurrence des élèves, l’école élémentaire finlandaise s’attache à soutenir et à guider les élèves en tant qu’individus. Au demeurant, le métier d’enseignant jouit d’une grande reconnaissance et est une filière professionnelle recherchée. La notation des résultats scolaires ne commence en général qu’à partir de la cinquième année du cycle pédagogique. A toutes les étapes du parcours scolaire, les relations entre enseignants et enseignés sont à la fois décrispées et chaleureuses, dès lors que dans le système éducatif finlandais, la motivation des élèves repose sur l’incitation.

Passée l’étape de l’école élémentaire, tout Finlandais a la faculté de s’orienter vers des études générales ou une formation professionnelle tenant compte de ses centres d’intérêt et de sa pente naturelle, ainsi que de poursuivre ses études de toutes les façons possibles tout au long de sa vie. Il faut noter par ailleurs que plus d’un quart des Finlandais obtiennent actuellement un diplôme de l’enseignement supérieur.

L’accès au savoir est gratuit en Finlande, de l’école élémentaire jusqu’aux établissements d’enseignement supérieur. Le financement du système éducatif par la fiscalité est un gage de son haut niveau, comme de l’égalité des chances dont doivent bénéficier tous les élèves et étudiants.

Résultats de la Finlande aux enquêtes internationales

La Finlande se classe dans le peloton de tête de toutes les études PISA de l’OCDE menées depuis 2000 à trois ans d’intervalle. L’étude mesure les aptitudes de collégiens de 15 ans en lecture, mathématiques et sciences de la vie. Il est particulièrement intéressant de noter que les différences de niveau entre élèves des différents lycées concernés sont peu importantes et que le niveau de connaissances s’équivaut en qualité quel que soit le type d’établissement d’enseignement.

Les jeunes Finlandais obtiennent parmi les meilleurs classements de l’étude PISA : 

Résultats de la Finlande 2009 2006 2003 2000
Aptitudes en lecture
Pays de l’OCDE 2 2 1 1
Ensemble des participants 3 2 1 1
Aptitudes en mathématiques
Pays de l’OCDE 2 1 1 4
Ensemble des participants 6 2 2 4
Connaissances scientifiques
Pays de l’OCDE 1 1 1 3
Ensemble des participants 2 1 1 3
Résolution de problèmes
Pays de l’OCDE     2  
Ensemble des participants     2  

Dans le monde d’aujourd’hui, aucun pays n’est en mesure de tirer son épingle du jeu si sa population n’est pas formée et compétente. La montée en puissance de la société finlandaise jusqu’à figurer dans la seconde moitié du 20ème siècle parmi les pays les plus prospères du monde, tient largement à la volonté de la population finlandaise de s’éduquer ainsi qu’aux investissements réalisés en matière de formation. La volonté d’apprendre des citoyens a également été stimulée par la foi largement répandue dans les bienfaits de l’éducation : ainsi, on commença à considérer comme normal d’être bien informé des affaires du monde comme de celles du pays, ainsi que des questions de société.

La formation, seule solution aux importants problèmes posés par la globalisation

Même de haut niveau, tout système éducatif se doit de se développer et de se renouveler en permanence si l’on souhaite maintenir un niveau d’excellence : mieux une population est formée, meilleures seront ses chances de faire face aux problèmes complexes liés au monde d’aujourd’hui. « L’éducation est la pierre angulaire de la démocratie et d’une société moderne. L’explication du haut niveau du système éducatif finlandais tient clairement à notre vision nationale selon laquelle ce sont les citoyens qui sont la ressource la plus précieuse d’un pays, d’où il découle qu’ils ont le droit à un enseignement de qualité », synthétise Jorma Kauppinen, directeur du Département Education générale à la Direction générale de l’enseignement.

Sur le budget de l’Etat et des communes, 11 à 12% va à la formation, ceci permettant de financer, sur la base de la gratuité, l’école primaire, élémentaire, le lycée, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la formation complémentaire et continue et de soutenir les écoles privées. Il en résulte un cycle de formation tout au long de la vie au service de toute personne vivant en Finlande.

Le jeu et l’attention portée à l’enfant préparent celui-ci à l’école

L’école débute relativement tard en Finlande, soit à l’âge de 7 ans. Les principes éducatifs finlandais veulent que l’enfant puisse grandir et se développer calmement. L’enseignement met à profit les domaines où l’enfant fait preuve d’une sensibilité particulièrement éveillée, tout en s’employant à former les écoliers à penser et à créer par eux-mêmes. Pendant les toutes premières années, les familles sont informées verbalement du travail scolaire de leur enfant.

Dans leurs toutes premières années, les enfants bénéficient de l’attention que leur portent leurs parents et s’entraînent collectivement à pratiquer des jeux, des exercices physiques et des activités extérieures en fréquentant le jardin d’enfants. Quant aux parents d’enfants en bas âge, la loi leur garantit de longs congés paternels et maternels, ou autres types de congés parentaux. Les familles ont également la faculté de choisir d’inscrire leur enfant en jardin d’enfants dans des établissements privés, ou de les faire prendre en charge par une puéricultrice habilitée à recevoir de petits groupes d’enfants à son domicile. Quant aux enfants de 6 ans, il leur est proposé un enseignement primaire gratuit, soit dans le cadre d’une école, soit en jardin d’enfants. En pratique, quasiment tous les enfants finlandais de 6 ans suivent l’enseignement primaire.

La Finlande compte environ 3000 écoles élémentaires totalisant quelques 550.000 élèves. En pratique, ce sont les communes qui ont la charge de l’organisation de l’enseignement. L’une des conclusions les plus significatives de l’étude PISA est que les différences de niveau qui s’observent entre les différents établissements scolaires finlandais sont parmi les plus réduites de tous les pays étudiés.

Le principe de l’école de proximité signifie que pratiquement tous les enfants et adolescents sont appelés à fréquenter un établissement scolaire situé à proximité de leur domicile : ainsi est-il possible d’éviter un phénomène de marginalisation dont l’origine tiendrait au statut social des familles. Dès lors qu’ils peuvent faire confiance au niveau d’études quelle que soit l’école fréquentée par leurs enfants, les parents sont en général satisfaits de l’école de proximité, et on n’a pas vu apparaître d’écoles privées élitistes qui seraient venues concurrencer les écoles élémentaires communales. Cependant, il existe bien un certain nombre d’établissements privés soumis à autorisation administrative, qui bénéficient elles aussi d’un financement de la part de l’Etat, tout en étant tenues d’appliquer les lignes directrices du projet pédagogique national et d’accepter comme élève tout enfant relevant de leur ressort géographique.

Les enseignants ont toute liberté d’enseigner selon la méthode de leur choix

La formation des maîtres comprend à la fois une formation aux méthodes pédagogiques et le développement approfondi des compétences dans les matières qu’ils sont appelés à enseigner. Même si le projet et les objectifs pédagogiques font l’objet d’une définition au niveau national, l’enseignant dispose de la liberté d’enseigner dans sa classe selon la méthode de son choix.

« Le pouvoir a été délégué aux communes, aux écoles et en dernier ressort à chaque enseignant, en sachant que tous les échelons de la Direction générale de l’enseignement fonctionnent en interactivité et en toute transparence les uns par rapport aux autres. La culture de la confiance naît du fait que les enseignants sont des spécialistes indépendants, tout à la fois au courant des besoins et des possibilités de leurs propres élèves et respectueux des objectifs communs », observe Kauppinen.

Les matériels pédagogiques de haut niveau tiennent une place importante au sein du travail scolaire au jour le jour.

Le haut niveau de formation des maîtres garantit le bon niveau de l’enseignement

Tous les enseignants titularisés en charge de l’enseignement élémentaire sont diplômés de l’enseignement supérieur. Dans les petites classes de l’enseignement élémentaire (soit entre la première classe et la sixième, selon l’échelle finlandaise), les maîtres sont en général chargés d’enseigner l’ensemble des matières. Ils sont titulaires d’un master en sciences de l’enseignement, avec spécialisation en méthodes pédagogiques. Au collège ainsi qu’au lycée, les professeurs enseignent spécifiquement la matière pour laquelle ils ont été formés et dont ils sont diplômés, leurs études les ayant en ce cas menés jusqu’à un master assorti d’une spécialisation en sciences éducatives.

Quant aux animateurs et animatrices de jardins d’enfants et aux enseignants des écoles primaires, ils sont eux aussi diplômés de l’enseignement supérieur.

Les cycles de formation aux métiers de l’enseignement sont extrêmement demandés, et la filière de l’enseignement jouit d’une haute estime publique, même si le niveau de rémunération des enseignants est relativement peu élevé.

Après le lycée, les étudiants peuvent s’inscrire dans les universités et écoles supérieures ou dans les établissements supérieurs d’enseignement professionnel. Les universités et écoles supérieures accueillent également des étudiants ayant effectué un examen de fin d’études professionnelles à l’issue d’un cycle d’au moins 3 ans, ou autre formation équivalente. Autrement dit, il existe des passerelles pour passer des instituts de formation professionnelle à l’Université ou autres écoles supérieures, le principe étant qu’aucun cursus de formation ne se termine en impasse. Il est donc possible de poursuivre sa formation jusqu’à des études du plus haut niveau tout en étant initialement passé par la formation professionnelle.

Ceux qui ont achevé leur formation professionnelle et qui ont déjà commencé à exercer leur profession peuvent bénéficier d’une formation continue ou complémentaire, ou encore reprendre des études qui les prépareront à une tout autre profession. Dans de nombreux secteurs professionnels, il est possible de suivre des cours en marge de son travail, en ayant recours aux formules de formation en alternance. Quant à ceux qui se sont formés sur le tas dans la vie active, ils peuvent valider leurs acquis par le biais d’un examen d’équivalence spécifiquement prévu à cet effet.

L’Etat et les communes soutiennent largement entre autres l’enseignement artistique de base pour les enfants et les adolescents, de même que les études de culture générale en candidat libre, grâce auxquelles tout un chacun a la faculté d’accroître ses connaissances générales ou ses aptitudes pratiques ou d’approfondir divers sujets de société, ce quel que soit son âge.

L’interactivité positive aide à devenir adulte

En ce début de journée au collège de Meilahti, à Helsinki ouest, les élèves se pressent autour de leurs casiers avant d’entrer en classe. De nombreux jeunes qui circulent en tous sens se lancent un « Hei » (« Salut ! ») joyeux, saluant de la même façon leur proviseur Ritta Erkinjuntti, dont le bureau communique avec le hall du collège et dont la porte est grande ouverte. Comme dans tous les établissements scolaires finlandais, l’ambiance au collège est décontractée et tolérante, et les relations entre enseignants et élèves sont à la fois empreintes de respect et naturelles. Les adolescents appellent les professeurs par leurs prénoms, et l’enseignement prend la forme de libres conversations.

« L’enseignement se base sur l’incitation, la participation et l’interactivité. Nous attendons des élèves un rythme soutenu, mais sans faire pression sur eux, ni les menacer ou leur imposer des exigences », poursuit le proviseur.

Riitta Erkinjuntti est à la tête d’un des collèges de la ville d’Helsinki situé dans le quartier de Meilahti, à l’ouest du centre ville. Le collège scolarise environ 350 élèves qui se répartissent entre la septième et la neuvième classe du cours élémentaire supérieur, l’âge de ces adolescents allant de 13 à 16 ans. Outre les classes du collège proprement dites, l’établissement propose des classes où l’enseignement insiste sur les matières artistiques, en l’occurrence les beaux-arts et la musique, mais aussi un groupe d’études bilingue finnois-chinois ainsi qu’une classe d’immersion linguistique destinée aux élèves de langue maternelle finnoise souhaitant suivre une partie de l’enseignement en suédois, ceci leur permettant d’assimiler la seconde langue nationale de la Finlande tout en fréquentant le collège. Quant aux enfants issus de l’immigration, ils peuvent commencer par étudier dans le cadre d’une classe préparatoire du collège, tandis que les élèves handicapés légers disposent d’une classe spécifique leur proposant des exercices et un entraînement adaptés. Toutes ces classes spécialisées accueillent une population d’élèves issus du secteur géographique du collège, mais aussi de l’extérieur du quartier de Meilahti. « Il est de l’intérêt des élèves qu’ils rencontrent dans leur environnement scolaire des adolescents de tous profils, qu’il s’agisse de camarades issus d’autres cultures ou de jeunes ayant des dispositions différentes », observe Riitta Erkinjuntti. Ces mêmes principes sont au demeurant en application dans l’ensemble des établissements scolaires du pays.

La journée de classe commence le matin au plus tôt à 8h30 pour se terminer à 15h30 au plus tard. Le programme des classes supérieures du collège comprend un nombre important d’heures de mathématiques, de finnois, d’au minimum deux langues étrangères, de sciences de la vie et de matières artistiques. Les élèves bénéficient aussi de deux heures de cours de gymnastique par semaine.

Les matières artistiques développent la personnalité

Le collège de Meilahti veille à entretenir l’enthousiasme de ses élèves comme de ses professeurs en leur faisant pratiquer beaucoup d’activités communes notamment avec des institutions artistiques, des clubs de sport ainsi que la paroisse locale. Divers projets de développement permettent aux jeunes de se familiariser par exemple avec les dernières innovations informatiques. « Les matières favorisant la créativité et l’expression personnelle renforcent le développement d’une personnalité équilibrée. Les adolescents ayant des dispositions peuvent approfondir ces matières dans nos classes spécialisées, la fréquentation de ces classes tendant également à stimuler leur motivation et à aiguiser leur volonté de relever des défis.

Riitta Erkinjuntti considère que la réussite de l’école finlandaise tient dans une large mesure précisément aux valeurs et à la vision de l’Homme que véhicule le système éducatif. Les connaissances et les aptitudes pratiques se développent d’autant mieux que le jeune aura le sentiment d’être accepté et apprécié, et qu’il sentira qu’on lui fait confiance. Quant au harcèlement et aux autres phénomènes susceptibles d’affecter le bien-être de nos élèves, les établissements scolaires ont pour principe de se saisir de ces difficultés sans perdre de temps.

Pour le proviseur, les principales difficultés naissent du rythme de vie bousculé des parents et du mal-être lié à l’entrée dans l’âge adulte. Il est important selon elle que les enfants puissent avoir toute liberté d’être des enfants, alors que la société actuelle ne le favorise pas toujours : très tôt, on exige des enfants qu’ils soient autonomes et qu’ils fassent preuve d’un haut niveau de résistance au stress. Par ailleurs, Mme Erkinjutti cite une autre source de difficultés : la surabondance d’informations. « Nous vivons dans le monde de l’information illimitée, y compris à l’école. Comment nous y prendrons-nous dans l’avenir pour définir les informations sur lesquelles se concentrer dans le cadre scolaire ? A partir de quel point dirons-nous que les informations dont nous disposons sont suffisantes ? », s’interroge Riitta Erkinjuntti.

Une attention portée au bien-être de l’élève

Nous avons suivi Oona Niemelä, élève inscrite en neuvième classe, au cours de sa journée d’études. La collégienne de 15 ans se réveille le matin peu avant 7 heures, avant de prendre son petit déjeuner en famille ; ensuite, elle se rend à son établissement scolaire situé à une demi-heure de bus de chez elle. Elle est inscrite en neuvième au lycée de Meilahti, selon l’échelle instituée par le système scolaire finlandais, dans une classe où l’enseignement se focalise en particulier sur les beaux-arts. Oona a demandé à être inscrite au collège de Meilahti précisément en raison de la présence dans cet établissement d’une classe orientée beaux-arts, même si cet établissement ne se trouvait pas dans le voisinage de son domicile.

Elle trouve que la plus grande qualité du collège de Meilahti tient à son excellente ambiance, laquelle pousse les élèves à être actifs. C’est aussi une école où l’on n’a pas à craindre de se retrouver victime de brimades. Outre la peinture et le dessin, Oona a pour matières préférées les langues ; elle se dit cependant moins intéressée par la physique et les cours de religion.

« Mes devoirs me prennent en général environ une heure et demie par jour, voire plus dans les périodes précédant les examens. En général, je n’ai pas besoin de me faire aider par mes parents pour mes devoirs. »

Les journées d’étude d’Oona durent de 5 à 7 heures. Le matin et l’après-midi, l’enseignement s’interrompt pour une récréation de 15 minutes, et une pause déjeuner d’une demi-heure a lieu à la mi-journée. Ces moments sont l’occasion pour la jeune fille de passer du temps avec ses camarades, voire de sortir se dégourdir dans la cour lorsque la météo le permet.

Une fois la journée au collège terminée, Oona se dépêche d’aller pratiquer des activités extrascolaires : elle étudie le piano dans un cours de musique et elle fait de l’équitation une fois par semaine. Comme tous les autres adolescents d’Helsinki, elle se déplace indépendamment de ses parents, en empruntant les transports en commun.

Ses soirées sont consacrées aux devoirs et à répéter son piano. Elle passe aussi du temps sur internet, où elle chatte avec ses amis. Elle passe ou reçoit également des coups de téléphone et regarde la télévision. Quant à ses amis, c’est surtout le weekend qu’elle a le temps de les rencontrer. Le soir, Oona éteint sa lampe de chevet vers 22 heures.

Les mêmes objectifs pédagogiques partout en Finlande

Le gouvernement finlandais décide de la répartition des heures d’enseignement entre l’école élémentaire et le lycée ainsi que des objectifs pédagogiques généraux, et c’est sur cette base que la Direction générale de l’enseignement, organisme officiel placé sous l’autorité du ministère finlandais de l’Enseignement et de la Culture, décide des grandes lignes du projet pédagogique national. Les instances chargées de l’organisation de l’enseignement, à savoir principalement les communes, se servent alors de ces orientations pour établir leur propre projet pédagogique ; puis, à leur tour, les établissements scolaires mettent au point leur projet spécifique : ainsi s’assure-t-on que tous les écoliers du pays bénéficient bien d’un enseignement de niveau et de contenu équivalent, même si le système prévoit par ailleurs des aménagements au programme, avec une importance particulière donnée à certaines matières ou ajouts de matières supplémentaires en fonction des besoins locaux.

Les résultats scolaires des élèves de l’école élémentaire font l’objet d’une évaluation au niveau national, sur base d’un échantillonnage aléatoire d’environ 5% de chaque classe d’âge. Les autorités en charge de l’organisation pratique de l’enseignement sont également habilitées à évaluer régulièrement les résultats scolaires.

Quant aux études de niveau lycée, ils s’achèvent par un examen de baccalauréat reconnu au plan national, dont les résultats sont évalués par la Commission nationale d’examen du baccalauréat.

Le système scolaire prévoit la gratuité du déjeuner pour tous

Tout enfant ou adolescent, qu’il soit inscrit dans un jardin d’enfants, une école élémentaire ou secondaire ou un établissement d’enseignement professionnel, se voit servir quotidiennement un déjeuner chaud et aux bonnes qualités nutritionnelles comprenant notamment de la salade, du lait et du pain.

Le principe du déjeuner gratuit est énoncé dans le cahier des charges de l’enseignement national ; l’idée est qu’une pause déjeuner défatigue les enfants et les aide à faire face à la charge de travail du reste de la journée. Ce repas leur inculque aussi des notions en matière de santé, nutrition et traditions culinaires.

Dans certains établissements en pointe sur le plan écologique, les élèves s’initient à la notion d’alimentation choisie en fonction des nécessités de préservation de la planète et du climat, en se voyant proposer des plats végétariens et biologiques.

 

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